Sébastien, quel a été ton programme depuis ton élimination au 2nd tour de
l’US Open ? J’ai pris quelques jours de break avant de reprendre
l’entraînement. Entre temps, j’ai annoncé à Brad Stine que je souhaitais
mettre fin à notre collaboration. J’ai repris l’entraînement dans l’académie
de John Evert. John me donne un coup de main jusqu’à mon arrivée en France
qui est prévue pour vendredi. Je joue 2h le matin et l’après-midi, je
travaille le physique durant 1h30.
Tu vas disputer les tournois de
Metz, Vienne, Madrid, Lyon et Bercy. Comment vas-tu t’organiser durant cette
période ? Alain Quintallet, mon préparateur physique en France, sera à mes
côtés à Vienne, Madrid et Bercy. D’un point de vue tennistique, Arnaud
Clement et son frère vont me donner un petit coup de main.
Qu’est-ce
qui t’a poussé à te séparer de Brad Stine ? Cela faisait deux ans qu’on
travaillait ensemble. Sur la fin de notre collaboration, j’avais
l’impression qu’il n’était plus autant motivé. Une petite routine s’était
peut-être installée, il n’y avait plus vraiment de remise en questions. J’ai
donc préféré tout arrêter avant que ça empire.
Quand annonceras-tu
le nom de ton prochain entraîneur ? J’ai prévu de faire le point après la
saison indoor. L’idéal serait de trouver un entraîneur en Floride. En
effectuant toutes mes préparations à Boca Raton, il est plus logique de
travailler avec quelqu’un qui est sur place. Je ne veux surtout pas me
précipiter. Je vais voir qui est disponible.
Que peux-tu espérer
pour cette fin de saison ? L’objectif est de trouver une certaine régularité
dans mon jeu. L’année dernière, j’avais bien joué à Lyon et je n’avais pas
été trop mal à Madrid. Si j’arrive à être régulier, les victoires vont
s’enchaîner. La fatigue ne me fait pas peur. Jouer en indoor est moins
dur physiquement. Même si je joue très bien en début de tournée, je n’ai
pas envie de faire l’impasse sur un tournoi. Je compte aller jusqu’au bout
de mon programme.
Ton élimination au 2e tour de l’US Open n’a pas été
trop difficile à digérer ? J’en ai énormément voulu à l’organisation.
J’ai joué 4h le mardi et dès le lendemain, ils m’ont programmé face à
Becker. Je n’ai pas trouvé cela normal puisque mon adversaire et toute la
partie de mon tableau avaient joué le lundi. Ce n’était pas correct. Ce
genre de problème n’arrive jamais sur un tournoi du Grand Chelem. Comme on
peut l’imaginer après 4h de match, j’étais assez entamé physiquement. Je
n’ai pas pu défendre mes chances.
Peut-on espérer revoir avant la
fin de la saison ton vrai visage ? Je l’espère ! (Rires) En tout cas, pour me
revoir dans le top 20 mondial, il me manque une ou deux grosses victoires
qui pourraient me permettre de retrouver de la confiance. J’avais fait un
bon début de saison mais malheureusement, je me suis blessé au dos en Coupe
Davis. J’ai été handicapé durant huit semaines. A cette époque, j’étais aux
alentours de la 15e place mondiale. J’ai eu après beaucoup de points à
défendre sur gazon et des tirages difficiles lors des deux Masters Series en
août. N’étant plus tête de série, je me retrouve très vite confronter à des
joueurs comme Roger Federer. Ca n’aide pas pour gagner des matchs… Il ne
me manque donc pas grand-chose pour retrouver mon meilleur niveau. En
claquant un résultat, je sais que la roue peut tourner.
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